On a testé pour vous le Voyage à Nantes 2017 en rollers

Véritable jeu de piste artistique, le Voyage à Nantes est un parcours culturel et touristique dans l'ensemble de la métropole nantaise, qui se tient chaque année durant les mois de juillet et août. Depuis 2012, touristes et nantais suivent la fameuse ligne verte pour découvrir des œuvres d'art, des expositions, des lieux de convivialité… Certaines œuvres sont temporaires, d'autres permanentes et visibles toute l'année.

Cela faisait longtemps que je rêvais de le tenter à roller… Nous avons décidé de sauter le pas à l'occasion de l'édition 2017 !

Déjà, il faut savoir que la visite des expositions est interdite rollers aux pieds : prévoir une paire de chaussures… et un endroit pour déposer les rollers ! Par ailleurs, le parcours comporte tellement d'étapes (pas moins de 52 pour cette édition 2017 !) que, même en zappant les expos, il est difficile de tout faire en un après-midi

Nous étions une groupe de quelques rollers, plus deux vélos, par une chaude journée du mois de juillet. Rendez-vous vers 10h00, avec de quoi s'hydrater et de quoi photographier. La ligne verte va nous guider tout au long de notre visite…

Notre parcours

On commence par le Jardin Unique, situé au pied du Lieu Unique (l'ancienne usine Lu), un lieu de cultures expérimental au bord du Canal St Félix.

Ensuite, nous passons sous l'écluse, direction le Château des Ducs de Bretagne et son tobboggan « Paysage Glissé » par TACT Architect et Tangui Robert. Juste le temps d'une photo… nous n'avons pas tenté la descente, on ne nous aurait probablement pas laissé y accéder avec nos rollers de toutes façons.

Paysage Glissé

Petite pause devant l'espace culturel du Passage Ste Croix, rue de la Bâclerie, et ses jolies ferronneries modernes. L'expo du moment est consacrée à Laurent Pernot.

Nous arrivons place Bouffay qui accueille cette année « La part manquante », une oeuvre de Boris Chouvellon. Une grande roue à base de godets de tractopelle, posée sur du gros sel (on n'a pas été goûter…).

La Part Manquante

La ligne verte nous mène ensuite rue Kervegan, à l'hôtel particulier Le Temple du Goût, où se tient une expo de Nicolas Darrot consacrée aux instruments.La rue est recouverte de pavés, débutants s'abstenir…

L'art est partout à Nantes, même en dehors du parcours du Voyage… témoins ces amusants petits cache-nez tricotés pour les poteaux, gouttières et réverbères rue Kervégan et près du CHU. Ils sont habillés pour l'hiver.

Poteau habillé

Etape suivante, les framboisiers de la Station Gourmande près de la Petite Hollande. Les affamés sont invités à se servir. Il reste presque juste assez de framboises pour que chacun en goûte une…

Ensuite, direction la passerelle Schoelcher qui nous emmène sur l'Île de Nantes, où nous attendent encore de nombreuses surprises… Après le tipi-terrasse « Canadienne » du collectif Fichtre en face du restaurant le Un, la sculpture graphique lumineuse Echoes (Jocelyn Cottencin) sur la façade de l'Ecole d'Architecture (plutôt à admirer de nuit), nous passons devant le bar l'Absence (créé par Atelier van Lieshout), posé comme un iceberg bleuté en bord de Loire.

L'Absence

Puis nous découvrons les installations du Ping-pong park. Conçu par Laurent Perbos, c'est une collection de tables de ping-pong aux formes complètement déjantées. On peut demander des raquettes et des balles au restaurant « Au bureau » pour faire une partie en bord de Loire. Le ping-pong à rollers, un concept un peu spécial à tester absolument !

Tables de ping-pong du Pink-pong park - Laurent Perbos

Même si certaines tables sont plus jouables que d'autres…

Suite du ping-pong park - Laurent Perbos  Ping-pong Park - Laurent Perbos

Prochaine étape, l'immeuble Manny avec son étonnante structure nidiforme AIR par Rolf Julius, et le mètre ruban géant de Lilian Bourgeat, déployé dans la cour du siège d'Aethica rue la Noue-Bras-de-Fer.

Mètre ruban - Lilian Bourgeat

Puis nous passons au travers de l'oeuvre « Oscillations », un couloir en bois posé sur le trottoir de la rue de la Tour d'Auvergne, oeuvre temporaire signée l'Atelier Vecteur qui cache le chantier de la Cogedim depuis 2016 (UPDATE : et démontée en octobre 2017).

Oscillations - l'Atelier Vecteur

Nous suivons la ligne verte jusqu'à la prochaine étape : « Splash », une sculpture à base de cagettes accrochée en façade du Bâtiment B, près des nefs, développée par le Collectif Vous (8 architectes et 4 étudiants de l'École d'Architecture) et Atlanbois, et qui représente l'explosion d'une goutte d'eau venant percuter une surface.

Splash - Collectif Vous, Atlanbois

Ensuite, nous passons dire bonjour à notre bel l'éléphant sous les nefs

L'éléphant

Nous croisons également d'amusants véhicules sonorisés…

Véhicules nefs

La faim commence à se faire sentir. Ça tombe bien, après un passage devant la Station Prouvé (qui abrite une annexe de l'Office du Tourisme) nous voici à la Cantine. Pas découragés par la foule, nous déjeunons sur place. Menu unique : salade du potager de la Cantine, poulet fermier d'Ancenis, tarte au citron. Sur des tables collectives, à la bonne franquette. Je me demande comment ils arrivent à produire suffisamment de salades et de poulets, compte tenu du nombre de couverts !

Potager de la cantine

Le tout dans un infernal brouhaha de gamins qui font les cons dans le skate park… Skate park dans lequel on aurait volontiers été crapuhuter, même si nous avions nos rollers de rando et pas de freestyle.

Nous avons la haute vue sur les désormais classiques anneaux de Buren (plus spectaculaires quand ils sont allumés la nuit) et sur Trafic, une fresque d'Ador et Semor qui s'étale sur 140 mètres de long, sur un bâtiment du quai d'Aiguillon (de l'autre côté de la Loire).

Trafic - Ador & Semor

Nous repartons ensuite, au travers des œuvres disposées ça et là dans le Parc des Chantiers au bout de l'Ile de Nantes.

« On va marcher sur la lune« , avec ses trampolines (qui nous n'avons pas testé, il aurait fallu déchausser, et nous avions encore tellement d'œuvres à voir !) et sa planète suspendue au pied de la grue jaune (Détroit architectes et Bruno Peinado).

On va marcher sur la lune

Passage devant les barbecues, nous retrouvons les drôles de véhicules à haut parleurs, de jolies installations mobiles signées Antigua i Barbuda

Tingalya – La grande roue

Ensuite, nous traversons la Loire pour rejoindre le Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage. Tout à coup, la ligne nous mène face à la rue d'Ancin, qui n'a de rue que le nom. Il s'agit en réalité d'un escalier sans rampe, avec pavés d'époque très irréguliers, et une rigole centrale so XIXe, qui va s'avérer particulièrement acrobatique à monter. L'ascension est pénible, mais nous tenons bon, sans déchausser ! Ce n'est pas beaucoup plus fun pour les cyclistes qui nous accompagnent : ils vont devoir porter leur monture sur son dos… Si on avait su, on aurait fait le tour…

Etape suivant, les sanitaires ! Pas n'importe lesquels, il s'agit en réalité d'une série d'œuvres en marbre rose par Dewar & Gicquel, posées sur le cours Cambronne. Une allusion détournée au célèbre « mot de Cambronne » ? On ne résiste pas à l'envie de se faire photographier sur l'un d'entre eux, en faisant semblant de bouquiner…

Le voyage continue au Musée Dobrée avec Morse Attacks, l'oeuvre surprise de Gilbert Coqalane, hommage au parachutiste du débarquement resté accroché au cocher de l'église de Sainte-Mère-Eglise.

Morse Attacks

Ensuite, passage devant le Museum d'Histoire naturelle où se tient l'expo Eternité.

Place Graslin, petit arrêt devant l'étrange installation « Hécate » de Nicolas Darrot, une oeuvre qui se traverse… mais pas en rollers. Pour une fois, il n'y a pas trop la queue, mais les employés de l'oeuvre n'ont pas trop l'air motivés pour nous garder nos rollers. Et de toutes façons, si nous voulons boucler le programme, il faut continuer le parcours.

Puis, pause farniente sur les installations de la cour de l'Espace Jacques Demy. Même s'il commence à faire très, très chaud !

Espace Jacques Demy

On passe devant le passage Pommeraye puis Micr'Home rue du Puits d'Argent, une oeuvre de Myrtille Drouet.

Micr'Home - Myrtille Drouet

Pour continuer place Royale, admirer les palmiers de « La Terre où les Arbres rêvent« , une oeuvre de Laurent Pernot. Le ciel commence un peu à se couvrir…

La terre où les arbres rêvent - Laurent Pernot

Ensuite, nous remontons les 50 Otages pour aller jeter un œil à l'exposition « Rêver Erdre » de Marie-Hélène Richard et ses graines géantes.

Rêver Erdre

Retour par la rue de Strasbourg pour prendre une photo du terrain de foot Feydball (une collaboration entre Guillaume Sevin et l'agence Barré-Lambot) au carré Feydeau, et prendre un verre à l'ADB (mais ce n'est pas encore ouvert)…

Feydball

Les nuages commencent à être très menaçants et la fatigue se fait un peu sentir… on n'aura pas pu faire l'intégralité des étapes, mais on a pu apprécier la plupart d'entre elles… je décide de rentrer, et bien m'en a pris car moins d'une heure plus tard, c'était le déluge !

Site officiel du Voyage à Nantes 2017.

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